Deux sujets principaux ont été abordés : la Religion et l’Argent.
L’actualité religieuse, en effet , c’est la guerre des fous d’Allah déclarée aux non musulmans, après la parution d’une vidéo aux États unis blasphémant Mahomet et la parution, en France, d’un « Charlie Hebdo » ridiculisant le même prophète. La radio sans Dieu (ni maître) ne pouvait faire autrement que de tenter d’expliquer, une fois de plus, que toute religion qui s’éloigne de l’intimité et de l’imaginaire de l’individu et s’engage sur le chemin d’une communauté ou des relations au sein d’une Société toujours « diverse », ne peut que déboucher, d’abord sur la bétise inhumaine, puis sur le crime. « Croire ou Penser, il faut choisir ». Un rappel de quelques réflexions sur ce sujet : Pour Blanqui , « il y a un assassin en puissance dans tout spiritualiste convaincu ». Pour Stirner : « Donnez la liberté de parole à un juif, un chrétien ou un musulman, ils ne diront que des niaiseries ». Enfin, pour tenter de rester dans le domaine du blasphème humoristique, J’ai lu un texte d’Alfred Jarry intitulé : « La Passion considérée comme une course de cote ».
L’actualité de la Finance, illustrée par la fuite en Belgique du Milliardaire de Luxe, B. Arnaud, fait l’objet d’un petit opuscule de deux anciens invitées de Radio Libertaire, Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot intitulé : »L’Argent sans foi ni loi ». Sur le même sujet un gros dossier du Canard Enchainé, intitulé : « Bienvenue chez les riches ».
Des informations précises et les noms de ces criminels de la Finance sont présentés dans ces deux ouvrages à lire ! Par contre, dans le « L’Argent sans foi ni loi », les propositions de « remèdes » à cette criminalité financière sont dérisoires (voire ridicules). Ainsi on peut lire :
Page18 A la question comment expliquer ce « changement de statut de l’argent », la réponse est : c’est la faute à « la déchristianisation c’est à dire la perte des valeurs chrétiennes qui comportaient une partie éthique et humaniste ». Comme si l’Église avait une morale et se désintéressait de l’Argent. Pour elle « bienheureux les pauvres, pauvres d’esprit aussi, et qu’ils acceptent leur sort et on leur fera la charité ».
Page 71 A la question comment sortir de cette pensée économique unique la réponse est : il nous faudrait un État qui ne soit pas déliquescent. Comme si l’État fort avait un jour pris les privilégiés à la gorge, alors que ses agents profitent des injustices économiques. En outre les auteurs se réjouissent, pour régler ce problème, de la « redécouverte de la pensée de Marx ». Comme si un régime de dictature du prolétariat pouvait améliorer le sort des plus démunis. Le communisme autoritaire de Marx n’est qu’un capitalisme d’État. Les mêmes nomenklaturas détiennent les richesses et le pouvoir.
Page 79 : A la question « que faut il changer pour assagir cet argent fou, pour qu’il redevienne bien public », la réponse vaut son pesant d’or (sic) : Il faut rendre les inscriptions sur les listes électorales et le vote obligatoires. Et il faut que le vote blanc soit comptabilisé parmi les suffrages exprimés. En outre il faut que l’instruction civique soit « revitalisée ». Enfin il faut que « la classe politique soit transfigurée » (sic) Ce genre de propositions, d’une dérisoire stupidité, est véritablement surprenante quand on évalue, comme les auteurs l’ont fait l’ampleur du problème se la répartition des richesses.
Page 83 : A la question « comment imaginer un fonctionnement plus éthique du monde de la Finance », la réponse est : un meilleur « encadrement » ( par qui ?) des marchés favoriserait l’apparition d’un peu de « conscience morale et éthique de la part de ceux qui ont de l’argent.. ». Il n’y a plus qu’à prier Dieu pour qu’il fasse descendre sur Terre la bonne parole éthique et bien « encadrée » ! AZ 20 09 12