Ecouter
Première Partie
Deuxième Partie
Troisième Partie
Références d'ouvrages citées pendant l'émission.
Bertrand Russel : L'éloge de l'oisiveté.
La revue Ligne n°37 : Non pas : voter pour qui mais pourquoi voter ?
Le journal de la Décroissance du mois d'avril, le vrai visage des anonymous par Cédric Biagini.
Le blog de Floréal, à propos de l'abstention et du dessin de Man, et aussi à propos des défenseurs d' Onfray,....
Le blog de Claude Guillon, Mélanchon et la censure....
jeudi 12 avril 2012
jeudi 5 avril 2012
Emission du 5 avril 2012
Ecouter
Et un rendez vous à Publico, 145 rue Amelot
Vendredi 6 avril à partir de 19 H 30
"La Grève des électeurs", d'Octave Mirbeau (éditions Allia)
Paru le 28 novembre 1888 dans le Figaro, ce très court texte est une
dénonciation en règle du système électoral.
Octave Mirbeau se place, à sa manière, dans l’héritage de La Boétie et de
son Discours de la servitude volontaire : le peuple n’a nul intérêt à
“choisir” entre différents maîtres et à les faire aussi fort qu’ils sont.
Pour Mirbeau, “les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux,
et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher
qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les
bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et
choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.”
Et un rendez vous à Publico, 145 rue Amelot
Vendredi 6 avril à partir de 19 H 30
"La Grève des électeurs", d'Octave Mirbeau (éditions Allia)
Paru le 28 novembre 1888 dans le Figaro, ce très court texte est une
dénonciation en règle du système électoral.
Octave Mirbeau se place, à sa manière, dans l’héritage de La Boétie et de
son Discours de la servitude volontaire : le peuple n’a nul intérêt à
“choisir” entre différents maîtres et à les faire aussi fort qu’ils sont.
Pour Mirbeau, “les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux,
et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher
qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les
bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et
choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.”
jeudi 29 mars 2012
Emission du 29 Mars 2012
Ecouter l'émission en 3 parties.
Première Partie
Deuxième Partie
Troisième partie
Errico Malatesta : .....Le programme anarchiste.
Nous avons exposé jusqu'à présent quel est le but que nous voulons atteindre, l'idéal pour lequel nous luttons.
Mais il ne suffit pas de désirer une chose : si on veut l'obtenir, il faut certainement employer les moyens adaptés à sa réalisation. Et ces moyens ne sont pas arbitraires : ils dérivent nécessairement des fins que l'on se propose et des circonstances dans lesquelles on lutte. En se trompant sur le choix des moyens, on n'atteint pas le but envisagé, mais on s'en éloigne, vers des réalités souvent opposées, et qui sont la conséquence naturelle et nécessaire des méthodes que l'on emploie. Qui se met en chemin et se trompe de route, ne va pas où il veut, mais où le mène le chemin qu'il a pris.
Il faut donc dire quels sont les moyens qui, selon nous, conduisent à notre idéal, et que nous entendons employer.
...
Texte complet
Première Partie
Deuxième Partie
Troisième partie
Errico Malatesta : .....Le programme anarchiste.
Nous avons exposé jusqu'à présent quel est le but que nous voulons atteindre, l'idéal pour lequel nous luttons.
Mais il ne suffit pas de désirer une chose : si on veut l'obtenir, il faut certainement employer les moyens adaptés à sa réalisation. Et ces moyens ne sont pas arbitraires : ils dérivent nécessairement des fins que l'on se propose et des circonstances dans lesquelles on lutte. En se trompant sur le choix des moyens, on n'atteint pas le but envisagé, mais on s'en éloigne, vers des réalités souvent opposées, et qui sont la conséquence naturelle et nécessaire des méthodes que l'on emploie. Qui se met en chemin et se trompe de route, ne va pas où il veut, mais où le mène le chemin qu'il a pris.
Il faut donc dire quels sont les moyens qui, selon nous, conduisent à notre idéal, et que nous entendons employer.
...
Texte complet
jeudi 22 mars 2012
Emission du 22 Mars 2012
1ère partie commentaires de l'actualité. La religion c'est le poison, le danger, l'embrigadement, le ferment du crime.....
festival du film de la création hors-normes italienne.
avec une programmation de
Pierre-Jean Wurtz et Denis Lavaud :
avec une programmation de
Pierre-Jean Wurtz et Denis Lavaud :
I banditi dell’arte font leur cinéma
Samedi 24 et dimanche 25 mars 2012
Samedi 24 et dimanche 25 mars 2012
Halle Saint Pierre – Auditorium
Entrée libre – réservation conseillée
Entrée libre – réservation conseillée
jeudi 15 mars 2012
Emission du 15 Mars 2012
Une panne d'Internet a empêché la transmission de l'émission ce matin.
Voici quand même l'enregistrement que nous avons fait de l'émission. Le son est un moins bon c'est sûr....mais l'important c'est le fond, ce qui est dit.
ECOUTER
Les sujets :
Le Discours de la Servitude Volontaire de La Boétie et rendez vous le 16 Mars à la Librairie Publico ....
Le travail.
Le nucléaire, l'anniversaire de Fukushima et les manifestations.
Pour écouter en entier le livre : Discours de la servitude volontaire.
jeudi 8 mars 2012
Lou Marin et Albert Camus le 8 mars 2012
![]() |
| Editions Indigène |
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Tout d'abord on peut entendre la voix d'Albert Camus, dans son discours prononcé devant les réfugiés espagnols ayant fui le franquisme, et prononcé le 22 janvier 1958.
Notre invité Lou Marin, est l'auteur du livre Albert Camus et les Libertaires, écrits rassemblés entre Camus et les libertaires entre 1948 et 1960 aux éditions "Egrégores". Il participe activement au CIRA, centre international de recherche anarchiste.
Lou Marin se présente en tant qu'anarchiste non violent. Il est un militant écologiste et antinucléaire de longue date. On évoque avec lui, cet anniversaire de Fukushima et le journal allemand Graswurzelrevolution qui a 40 ans cette année.
Les anarchistes non violents préconisent l'action directe non violente, il revient sur des actions en Allemagne.
Dans la deuxième partie, on parle un peu plus de Camus, de son oeuvre et de ses liens avec les anarchistes.
jeudi 1 mars 2012
Emission du 1er mars 2012
ECOUTER
Pierre Rimbert du Monde Diplomatique vient nous raconter l'histoire du film "Les nouveaux chiens de garde", il est co-scénariste de ce film de Gilles Balbastre et de Yannick Kergoat.
Il est l'auteur de "A cent contre un", article paru dans le Monde Diplomatique du mois de Janvier de cette année dans lequel il rappelle les insultes que le monde médiatique adressait à Pierre Bourdieu.
Ce fut la fête des politiciens d'opérette, des journalistes aux ordres, des patrons et des banquiers.
La presse peut-elle être encore indépendante ? La question est posée.
L'expression libre n'est plus le fait que de certaines radios libres et quelques journaux de petite taille.
Pierre Rimbert du Monde Diplomatique vient nous raconter l'histoire du film "Les nouveaux chiens de garde", il est co-scénariste de ce film de Gilles Balbastre et de Yannick Kergoat.
Il est l'auteur de "A cent contre un", article paru dans le Monde Diplomatique du mois de Janvier de cette année dans lequel il rappelle les insultes que le monde médiatique adressait à Pierre Bourdieu.
Ce fut la fête des politiciens d'opérette, des journalistes aux ordres, des patrons et des banquiers.
La presse peut-elle être encore indépendante ? La question est posée.
L'expression libre n'est plus le fait que de certaines radios libres et quelques journaux de petite taille.
jeudi 23 février 2012
Emission avec F. POUPEAU du 23 Février 2012
ECOUTER
L'invité du jour est Franck POUPEAU, pour l'ouvrage intitulé Sur l'Etat qui regroupe les cours de Pierre Bourdieu donnés au Collège de France de 1989 à 1992 sur ce sujet.
Ce sujet est"brûlant" puisqu'on assiste au renouvellement du chef de l'Etat. Cette guignolade démocratique qui est le VOTE qui dépolitise les individus qui renoncent à leur capacité à intervenir dans les affaires de la cité....
Retrouver l'émission avec Pierre Bourdieu
L'invité du jour est Franck POUPEAU, pour l'ouvrage intitulé Sur l'Etat qui regroupe les cours de Pierre Bourdieu donnés au Collège de France de 1989 à 1992 sur ce sujet.
Ce sujet est"brûlant" puisqu'on assiste au renouvellement du chef de l'Etat. Cette guignolade démocratique qui est le VOTE qui dépolitise les individus qui renoncent à leur capacité à intervenir dans les affaires de la cité....
Retrouver l'émission avec Pierre Bourdieu
jeudi 16 février 2012
Emission du 16 Février 2012
ECOUTER 1
Une nouvelle marionnette agitée et décatie est entrée dans La foire du trône. Alors? On fait quoi? Quelle est la bonne question? "Pour Qui voter ou Pourquoi voter"."Panem et circences". A Rome ,César distrayait la plèbe maltraitée par des jeux du Cirque, mais il lui donnait, en plus, du pain pour la calmer. Aujourd'hui, c'est toujours le cirque mais sans le pain. Alors, pourquoi choisir un César pour continuer à voir des gens crever la dalle et vivre dans la rue, être poussés au désespoir ou expulsés ? Le vrai combat, c'est de refuser ce piège. Refusons de participer à ce qui serait notre propre suicide. N'entrons pas dans cette procession macabre. Ne votons pas.
Deuxième partie : ECOUTER 2
Présentation de deux spectacles. Le premier le 3 Mars au Magique, rue de Gergovie Paris 14ème, avec Jean Claude Mérillon, Vénus Prin's et Marc Havet.
Et le deuxième, de poésies et de chansons autour de l'oeuvre de Patrick Deny.
lien
Le poème de Louise Labé (1524-1566), interprété par Venus lors de l'émission...
Baise m'encor
Baise m'encor, rebaise moy et baise:
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus:
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.
Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie:
Tousjours suis mal, vivant discrettement,
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie.
Baise m'encor, rebaise moy et baise
Une nouvelle marionnette agitée et décatie est entrée dans La foire du trône. Alors? On fait quoi? Quelle est la bonne question? "Pour Qui voter ou Pourquoi voter"."Panem et circences". A Rome ,César distrayait la plèbe maltraitée par des jeux du Cirque, mais il lui donnait, en plus, du pain pour la calmer. Aujourd'hui, c'est toujours le cirque mais sans le pain. Alors, pourquoi choisir un César pour continuer à voir des gens crever la dalle et vivre dans la rue, être poussés au désespoir ou expulsés ? Le vrai combat, c'est de refuser ce piège. Refusons de participer à ce qui serait notre propre suicide. N'entrons pas dans cette procession macabre. Ne votons pas.
Deuxième partie : ECOUTER 2
Présentation de deux spectacles. Le premier le 3 Mars au Magique, rue de Gergovie Paris 14ème, avec Jean Claude Mérillon, Vénus Prin's et Marc Havet.
Et le deuxième, de poésies et de chansons autour de l'oeuvre de Patrick Deny.
lien
Le poème de Louise Labé (1524-1566), interprété par Venus lors de l'émission...
Baise m'encor
Baise m'encor, rebaise moy et baise:
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus:
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise.
Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie:
Tousjours suis mal, vivant discrettement,
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie.
Baise m'encor, rebaise moy et baise
jeudi 9 février 2012
Emission du 9 février 2012
ECOUTER
En octobre 2011 à l'initiative du ministre de l'intérieur le tribunal de Paris interdit le site de Copwatch (réseau international) qui met à jour les violences policières. En Janvier 2012 le voici qui renait... de la censure ! Anonymous, un autre groupement de militants s'active lui pour lutter contre ceux qui violent les droits humains. Aujourd'hui la justice (ou la police ?) est l'affaire de tous...
En octobre 2011 à l'initiative du ministre de l'intérieur le tribunal de Paris interdit le site de Copwatch (réseau international) qui met à jour les violences policières. En Janvier 2012 le voici qui renait... de la censure ! Anonymous, un autre groupement de militants s'active lui pour lutter contre ceux qui violent les droits humains. Aujourd'hui la justice (ou la police ?) est l'affaire de tous...
jeudi 2 février 2012
EMISSION DU 2 FÉVRIER 2012
ECOUTER
Les sujets de l'émission :
PLANETE :
Allègre menteur permanent et faussaire au Xalla Street journal.
Le nucléaire : le rapport de la cour des comptes :
Berkeley cout et durée du démantèlement
Allemagne :: résistance des industries du nucléaire
Ressources naturelles : rapport de l’ONU
AUSTÉRITÉ :
Belgique c'est la Grève générale pendant le « sommet européen ».
Vatican ; corruption et gaspillage et poursuite contre une chaine télé.
Marché du Carbone : Escroquerie en France de près de deux milliards d'euros.
Europe : la Tchéquie refuse le « pacte budgétaire européen »
Europe/Etats Unis : « Le Profilage » fait tiquer.
Grèce : Après la population, le Patrimoine naturel victime.
Fillon : 7 pièces 300 m2 et 20 millions de voyages à l’année.
Renault : L’Héritage.
CAPITALISME :
L‘heure du capitalisme à visage humain a sonné ! DAVOS
« Les mains pour le dire » Sarko, le pitre.
Le Camping à l’année ne sera pas interdit.
L’Abbé Pierre à l’ordre du jour.
RELIGION et SABRE:
Algérie et Islam.
L’Armée a peur d’être jugée : poursuites contre elle en Afghanistan.
JUSTICE :
Une procureure soudoie des témoins.
Une Ecole de Droit pour les riches : création d’un Institut privé, non public
Sciences PO : la bagarre Pebereau, Casanova , la Banque s’énerve
ANONYMOUS et COOPWATCH : quand la police est dans le colimateur.
Les sujets de l'émission :
PLANETE :
Allègre menteur permanent et faussaire au Xalla Street journal.
Le nucléaire : le rapport de la cour des comptes :
Berkeley cout et durée du démantèlement
Allemagne :: résistance des industries du nucléaire
Ressources naturelles : rapport de l’ONU
AUSTÉRITÉ :
Belgique c'est la Grève générale pendant le « sommet européen ».
Vatican ; corruption et gaspillage et poursuite contre une chaine télé.
Marché du Carbone : Escroquerie en France de près de deux milliards d'euros.
Europe : la Tchéquie refuse le « pacte budgétaire européen »
Europe/Etats Unis : « Le Profilage » fait tiquer.
Grèce : Après la population, le Patrimoine naturel victime.
Fillon : 7 pièces 300 m2 et 20 millions de voyages à l’année.
Renault : L’Héritage.
CAPITALISME :
L‘heure du capitalisme à visage humain a sonné ! DAVOS
« Les mains pour le dire » Sarko, le pitre.
Le Camping à l’année ne sera pas interdit.
L’Abbé Pierre à l’ordre du jour.
RELIGION et SABRE:
Algérie et Islam.
L’Armée a peur d’être jugée : poursuites contre elle en Afghanistan.
JUSTICE :
Une procureure soudoie des témoins.
Une Ecole de Droit pour les riches : création d’un Institut privé, non public
Sciences PO : la bagarre Pebereau, Casanova , la Banque s’énerve
ANONYMOUS et COOPWATCH : quand la police est dans le colimateur.
samedi 28 janvier 2012
Emission du 26 janvier 2012
Ecouter l'émission du 26 janvier
Bourdieu, Camus, le documentaire "Les nouveaux chiens de garde", sont quelques uns des sujets évoqués dans l'émission.
Pour lire l'article sur Bourdieu d'Archibald Zurvan.
Là pour écouter l'émission Chronique Hebdo avec Pierre Bourdieu
Bourdieu, Camus, le documentaire "Les nouveaux chiens de garde", sont quelques uns des sujets évoqués dans l'émission.
Pour lire l'article sur Bourdieu d'Archibald Zurvan.
Là pour écouter l'émission Chronique Hebdo avec Pierre Bourdieu
vendredi 20 janvier 2012
Emission du 19 janvier
Panne de transmission à RL. Bien que notre super technicien ait réussi à remonter 1h30 d'émission, malheureusement il y a beaucoup de coupures. Désolés, et on demandera donc aux deux animateurs de répéter tout ce qu'ils ont dit lors de la prochaine émission...
Voilà l'écoute est là
Voilà l'écoute est là
vendredi 23 décembre 2011
Emission du 22 Décembre 2011
Ecouter C'est Gérard et Floréal (animateur de la "mémoire sociale" sur radio libertaire il y a quelques années)qui s'associent pour la dernière émission de l'année !
Bonnes fêtes à tous et on se retrouve l'année prochaine !
Un auditeur nous a envoyé ce texte de Georges Hyvernaud. Une réflexion intéressante sur le militantisme.
Instituteur, interné dans un camp dès 1940, il écrit des textes très forts comme celui-ci.
Le militant, c’est quelque chose comme le militaire. En mou. Le
militaire-né, bien sûr. Le rempilé de vocation. Empressement à obéir.
Instinct de discipline et de docilité. Culte de la consigne, du règlement,
de l’alignement. Pas une vertu n’y manque.
Ça ne leur a pas suffi, deux ou trois ans de caserne et de corvées de
latrines. Sitôt sortis, ils remettent ça. Contents, pourvu qu’on leur donne
des tracts à distribuer, des affiches à coller, des journaux à vendre auprès
des bouches de métro le dimanche matin.
Ils ont des drapeaux. Ils ont la fanfare. Et les défilés en rangs serrés
dans le vigoureux tumulte des semelles. Rien de réconfortant comme de
marcher ensemble, et de crier ensemble, et de transpirer ensemble. Chaude,
puissante odeur des grandes manœuvres et des manifestations de masses. Les
partis, c’est comme les armées : ça sent fort.
Au pas cadencé, ce serait plus beau. Avec des uniformes aussi. Ce qui a été
compris en certains points du monde.
Chez nous, on manifeste plutôt en pagaille. Question de tempérament
national. Pour ce qui est de l’uniforme, il serait plutôt intellectuel.
L’uniformité des cerveaux, c’est ça qu’on réussit aussi bien que partout
ailleurs.
Avec tout le confort qu’assure la certitude d’être pareil aux autres.
L’avantage d’être dans le même régiment. Entre copains.
Bonnes fêtes à tous et on se retrouve l'année prochaine !
Un auditeur nous a envoyé ce texte de Georges Hyvernaud. Une réflexion intéressante sur le militantisme.
Instituteur, interné dans un camp dès 1940, il écrit des textes très forts comme celui-ci.
Le militant, c’est quelque chose comme le militaire. En mou. Le
militaire-né, bien sûr. Le rempilé de vocation. Empressement à obéir.
Instinct de discipline et de docilité. Culte de la consigne, du règlement,
de l’alignement. Pas une vertu n’y manque.
Ça ne leur a pas suffi, deux ou trois ans de caserne et de corvées de
latrines. Sitôt sortis, ils remettent ça. Contents, pourvu qu’on leur donne
des tracts à distribuer, des affiches à coller, des journaux à vendre auprès
des bouches de métro le dimanche matin.
Ils ont des drapeaux. Ils ont la fanfare. Et les défilés en rangs serrés
dans le vigoureux tumulte des semelles. Rien de réconfortant comme de
marcher ensemble, et de crier ensemble, et de transpirer ensemble. Chaude,
puissante odeur des grandes manœuvres et des manifestations de masses. Les
partis, c’est comme les armées : ça sent fort.
Au pas cadencé, ce serait plus beau. Avec des uniformes aussi. Ce qui a été
compris en certains points du monde.
Chez nous, on manifeste plutôt en pagaille. Question de tempérament
national. Pour ce qui est de l’uniforme, il serait plutôt intellectuel.
L’uniformité des cerveaux, c’est ça qu’on réussit aussi bien que partout
ailleurs.
Avec tout le confort qu’assure la certitude d’être pareil aux autres.
L’avantage d’être dans le même régiment. Entre copains.
jeudi 15 décembre 2011
Emission du15 Décembre 2011
Ecouter :
Le Politique
1
Ils sont entrés dans ma chambre
Ils m'ont dit de m'habiller
Ils m'ont dit : mets tes chaussures
On chantait sur le palier.
Entre leurs deux uniformes
j'ai descendu l'escalier
Ils ont ouvert la portière
La voiture a démarré
Ils me donneront la fièvre
La lumière dans les yeux
Ils me casseront les jambes
A coups de souliers ferrés
Mais je ne dirai rien
car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien.
2
Ils m'ont emmené la-bas
Dans la grande salle rouge
Ils m'ont parqué dans un coin
Comme un meuble...comme un chien
Ils voulaient que je répète
Tout ce que j'avais chanté
Il y avait une mouche
Sur la manche du greffier
Qui vous a donné le droit
de juger votre prochain
Votre robe de drap noir
ou vos figures de deuil ?
Je ne vous dirai rien
Car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien
3
Ils m'ont remis dans la cage
Ils reviennent tous les jours
Ils me tiennent des discours
Je n'écoute pas un mot.
Le soleil vient à 7 heures
Dans mon cachot m'éveiller
Un jour avant le soleil
Quelqu'un viendra me chercher
Si vous voulez que je vive
mettez moi en liberté
Si vous voulez que je meure
A quoi bon me torturer ?
Car je ne dirai rien
Je n'ai rien à vous dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien.
Boris V
Le Politique
1
Ils sont entrés dans ma chambre
Ils m'ont dit de m'habiller
Ils m'ont dit : mets tes chaussures
On chantait sur le palier.
Entre leurs deux uniformes
j'ai descendu l'escalier
Ils ont ouvert la portière
La voiture a démarré
Ils me donneront la fièvre
La lumière dans les yeux
Ils me casseront les jambes
A coups de souliers ferrés
Mais je ne dirai rien
car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien.
2
Ils m'ont emmené la-bas
Dans la grande salle rouge
Ils m'ont parqué dans un coin
Comme un meuble...comme un chien
Ils voulaient que je répète
Tout ce que j'avais chanté
Il y avait une mouche
Sur la manche du greffier
Qui vous a donné le droit
de juger votre prochain
Votre robe de drap noir
ou vos figures de deuil ?
Je ne vous dirai rien
Car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien
3
Ils m'ont remis dans la cage
Ils reviennent tous les jours
Ils me tiennent des discours
Je n'écoute pas un mot.
Le soleil vient à 7 heures
Dans mon cachot m'éveiller
Un jour avant le soleil
Quelqu'un viendra me chercher
Si vous voulez que je vive
mettez moi en liberté
Si vous voulez que je meure
A quoi bon me torturer ?
Car je ne dirai rien
Je n'ai rien à vous dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien.
Boris V
jeudi 8 décembre 2011
jeudi 1 décembre 2011
Emission du 1 Décembre 2011
ECOUTER
Les conceptions de Proudhon quant au suffrage Universel, à l'autogestion et au Mandat Impératif.
Les conceptions de Proudhon quant au suffrage Universel, à l'autogestion et au Mandat Impératif.
![]() |
| De Chronique-hebdo sur radio libertaire 89,4 Paris et Ile de France |
jeudi 24 novembre 2011
BORIS VIAN le 24 Novembre 2011
Ecouter : 20 minutes commentaires de l'actualité avec Jacques.
INVITEE NICOLE BERTOLT
Ecouter : 2 heures avec elle pour évoquer Boris Vian.
"Il faut choisir : se reposer ou être libre". Thucydide
INVITEE NICOLE BERTOLT
Ecouter : 2 heures avec elle pour évoquer Boris Vian.
"Il faut choisir : se reposer ou être libre". Thucydide
BORIS a choisi. Pendant les quelques 20 années de sa vie entre 1940 (il a 20 ans) et sa mort en 1959 il se jeta à corps perdu dans le courant exalté d’une vie qu’il savait être courte. Ce faisant il est l’image même de l’homme libre. L’éclat fulgurant de cette liberté et de cet appétit de vivre nous illumine encore aujourd’hui.
Joueur de trompette dans les austères bureaux de l’Association française de Normalisation en même temps qu’il découvrait le jazz, fraichement débarqué d’Amérique avec la paix de 1945, dans les caves du quartier latin, sa frénésie ne se relâche pas. Il fonce… « sans tambour (mais avec) trompette ».
A peine sorti, au petit matin, du « Lorientais », le club de jazz de Claude Luter, au pied de la Montagne Ste Geneviève, qu’il prend sa plume « « libre » pour se lancer dans le roman noir à l’américaine. « Bien que signé du nom très english de «Vernon Sullivan, ce « J’irai cracher sur vos tombes », fait s’étrangler de rage la « bonne » société confite en gaullisme galonné. La censure « républicaine » sévit…succès garanti.
Sans relâche et sans états d’âme il poursuit inlassablement sa passion pour le roman, l’humour, la dérision, le gout de vivre, la nostalgie de « L’Ecume des Jours » ; tout cela, c’est Boris.
Et puis c’est la poésie avec son ami Raymond Queneau, sa complicité avec Jacques Prévert et bien d’autres écrivains, chanteurs et joueurs de mots. Sa plume pleine de verve n’a pas de répit. Sa curiosité et son esprit frondeur le conduisent. Il va même, avec un compositeur complice, jusqu’à se lancer à sa manière pataphysicienne et cinématographique, dans l’opéra. Lancelot, son chevalier de la Table Ronde, blanc « comme neige », l’inspire.
Tout cela et bien d’autres clins d’œil à la vie, vous le découvrirez à la Bibliothèque Nationale puisqu’on l’expose (sic) jusqu’au 15 janvier 2012. Serait-il d’accord ? Lui, ce farouche combattant des Institutions de l’État gendarme et guerrier. C’est cet État « nationaliste », accapareur de ses ennemis pour les muséifier, qu’il a combattu, soit en riant dans sa chanson de ces « gendarmes qui l’ont bousculé, et plus gravement dans « Le Déserteur ». Refuser de tuer, de faire la guerre, de renoncer, en se soumettant à l’« enrôlement » de la conscription tout autant qu’au fétichisme du vote, à sa liberté, à sa particularité d’individu solidaire, créatif, combatif et passionné, ce fut sa vie. Salut Boris et « Bon Vian ».
AZ 25 novembre 2011
jeudi 17 novembre 2011
Emission du 17 Novembre 2011
Ecouter
Présentation : DE LA DANGEROSITÉ DE CHOISIR UN MAITRE.
Tandis que, sous un nuage d’iode radioactive (sous contrôle), l’Europe des « politiques » renonce à gouverner et abandonne ses populations aux appétits des Banques, en Italie, en Grèce et bientôt dans tout le continent, Pierre Joseph Proudhon tente de nous ramener sur terre, nous qui sommes dans les nuages toxiques de la « Présidentielle », cette Foire du Trône qui depuis juin et jusqu’à mai 2012, nous endort ou nous fait rire, mais nous conduit inéluctablement vers l’abime.
En France, comme en 1940, comme en 1958, « nos » élus ont renoncé et renoncent aujourd’hui, devant une situation de « guerre » financière à assumer la mission que le « peuple », dans son innocence, leur a confié. Fuyons devant l’ennemi, confions à un maréchal, un général, un Financier le « sort de la Patrie ».
Pendant que nous nous ébahissons devant leurs pitreries de marionnettes, leurs promesses mensongères, leurs escroqueries, leurs aventures graveleuses, nous oublions que leur seul objectif n’est pas de nous aider à vivre ensemble mais de préserver et de grossir leurs privilèges. Hier, encore un parti brandissant le drapeau de « sauveur » de l’humanité contre la machine infernale nucléaire, échange son « idéal » contre quelques postes d’ « élus du peuple ».
Alors, retroussons nos manches, entreprenons de nous gouverner nous mêmes, ne succombons pas à la tentation de renoncer à notre propre pouvoir, en continuant à faire de ces personnages qui nous supplient de les « élire », de véritables dangers publics.
N’allons pas à la messe électorale, à l’abattoir. Abstenons nous et , si nous sommes le nombre, mettons les ainsi « hors la loi ».
jeudi 10 novembre 2011
Emission du 10 Novembre 2011
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Dans la première partie retour à la soirée "La Nuit des rapaces" organisée par l'émission du service public La-bas si j'y suis et le journal Fakir. Journal des différentes luttes qui se mènent ou à mener, et qui est publié en Picardie. Sa dernière Une titre "Contre l'Oligarchie, la finance, les médias. Que faire ? (et que ne pas faire?). Cette soirée met en compétition les plus grands "rapaces" que la société entretient et subit. Les têtes à l'affiche pour ce concours sont choisies par des victimes, des exclus, des jetés à la rue par ces nuisibles, et des personnalités un peu plus connues des auditeurs de Radio Libertaire, Jean Pierre Garnier, Gérard Filoche, Acrimed, .... L'identité et le parcours de ces vautours éclaire sur leur point commun : leurs intérêts personnels qui se chiffre en millions d'euros.
Deuxième partie :
C'est un nouveau magazine d'idée et d'humour qui aborde la politique, la littérature, l'art, l'histoire, la philosophie... il nous a plu et nous feuilletons avec Françoise Galland son numéro UN.
Dans la première partie retour à la soirée "La Nuit des rapaces" organisée par l'émission du service public La-bas si j'y suis et le journal Fakir. Journal des différentes luttes qui se mènent ou à mener, et qui est publié en Picardie. Sa dernière Une titre "Contre l'Oligarchie, la finance, les médias. Que faire ? (et que ne pas faire?). Cette soirée met en compétition les plus grands "rapaces" que la société entretient et subit. Les têtes à l'affiche pour ce concours sont choisies par des victimes, des exclus, des jetés à la rue par ces nuisibles, et des personnalités un peu plus connues des auditeurs de Radio Libertaire, Jean Pierre Garnier, Gérard Filoche, Acrimed, .... L'identité et le parcours de ces vautours éclaire sur leur point commun : leurs intérêts personnels qui se chiffre en millions d'euros.
Deuxième partie :
C'est un nouveau magazine d'idée et d'humour qui aborde la politique, la littérature, l'art, l'histoire, la philosophie... il nous a plu et nous feuilletons avec Françoise Galland son numéro UN.
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